Bird, d’Andrea Arnold
Grande-Bretagne, 2024,118 min – avec Barry Keoghan, Nykiya Adams, Franz Rogowski…
Tout public avec avertissement.
Bailey, 12 ans, est douée d’une maturité et d’une combativité rares. Une chance quand on vit dans un squat d’une cité déshéritée, entre terrains vagues et immeubles pourris, en compagnie d’un père infantile et possessif et d’un demi-frère dont la copine de 14 ans est enceinte ! C’est en plein champ que Bailey fait la connaissance d’un « drôle d’oiseau », Bird, qui, semble passer l’essentiel de son temps perché sur les toits. Cet être fondamentalement étranger à l’univers qui les entoure, sorte d’apparition poétique, va permettre à Bailey de se frayer un chemin dans la jungle de la vie. Un film à l’élan généreux, qui débute à fond, très rock’n’roll, pour dessiner une trajectoire à vif, sur le fil entre chronique et fantastique.
Prix du meilleur long-métrage de fiction, Festival International du Film d’Éducation, Évreux 2024.